VERNOUILLET : LA ZAC DE LA GROSSE PIERRE TOUJOURS EN FRICHE…

1 septembre 2016

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Centre commercial ou pas, cette situation dégrade notre cadre de vie. Combien de temps cela va t-il durer encore ? Y a t-il une réelle volonté de nos élus d’en sortir ? L’émission « La France défigurée » de Michel PERICARD  n’existe plus et c’est bien dommage car la médiatisation fait toujours bouger les élus… Alors il y aurait éventuellement Eric BRUNET sur RMC qui s’intéresse à ces questions d’environnement et de défiguration de notre cadre de vie. Encore faudrait-il le solliciter pour qu’on fasse parler de cette ZAC de la Grosse Pierre.

Vernouillet Friche Éternit : « Douze ans que ça dure ! »

Gérard Larcher, en visite à Vernouillet, a déclaré que le développement de la zone industrielle de la Grosse Pierre et la question d’y créer ou non un centre commercial doivent être traités en lien avec l’État.

Gérard Larcher, avec Pascal Collado, à l'entrée du site amianté d'Éternit. -

Gérard Larcher, avec Pascal Collado, à l’entrée du site amianté d’Éternit. –

À l’occasion d’une rencontre avec le maire de Vernouillet, Pascal Collado, le 8 juillet, le président du Sénat, Gérard Larcher, s’est exprimé au sujet du devenir de la zone industrielle de la Grosse Pierre et du projet de centre commercial Seventy Eight (auparavant Deck 78), sur une friche industrielle d’Éternit, en bordure de la D1 : « C’est un gros caillou dans la chaussure de la commune, car l’enjeu est au niveau communautaire, régional et national. Nous sommes en zone « opération d’intérêt national », or la commune a été délaissée par l’État sur ce sujet, moi y compris, car j’étais ministre du travail quand cela a démarré. Se pose la problématique de l’amiante, mais aussi de l’avenir d’Éternit, de l’aménagement de cette zone dont il faut contrôler le niveau de pollution. Cela fait douze ans que ça dure ! »

Le président du Sénat se félicite que la communauté urbaine prenne le dossier en main. « Techniquement, il n’est pas possible de désamianter le site. La question qui se pose est la suivante : en rendant inerte en partie le site, est-il possible d’aménager un centre commercial oui ou non ? Et si la réponse est non, que fait-on à la place ? La communauté urbaine est présente, il faut se mettre d’accord, mais les maires doivent rester ceux qui pilotent leur cité. »

Pollueur payeur

Une enquête publique s’est déroulée du 13 juin au 18 juillet, relative au projet de centre commercial et à la loi sur l’eau. Pour mémoire, le projet en question est porté par la société Desjouits et consiste en l’implantation d’un centre commercial « supra régional » de 42 000 m2, comprenant un hypermarché Carrefour, onze moyennes surfaces, vingt restaurants, 130 boutiques et kiosques.

« Le projet n’est pas acceptable », réagit Jean-Pierre Grenier. Ce dernier est président de Bien Vivre à Vernouillet, une des trois associations (avec Def’sit, présidée par Monique Ory, et l’association nationale de défense des victimes de l’amiante) qui ont intenté un recours, en octobre 2014, auprès du tribunal administratif de Versailles, contre les permis de construire délivrés par les municipalités de Vernouillet et de Triel-sur-Seine. « Il est d’une ampleur folle et sans utilité. Nous sommes contre tout projet sur ce site tant qu’on n’aura pas traité sérieusement le problème de pollution. » Jean-Pierre Grenier réclame l’application du principe pollueur payeur. « Je suis d’accord avec M. Larcher, l’État doit intervenir pour régler la question de la pollution avec Éternit, ce n’est pas le rôle de la commune ni du promoteur. »

Enfin, le président de l’association regrette que les documents de l’enquête publique « ne parlent pas de l’état de pollution de la Seine à cet endroit ni du fait que la zone de la grosse pierre fait partie du périmètre du champ captant d’eau potable de Vernouillet-Verneuil. Cette question est insuffisamment traitée. »

Quant au maire de Vernouillet, Pascal Collado, il se dit opposé au projet de centre commercial : « Mon discours n’a jamais varié depuis la campagne : Je considère que ce projet est démesuré et contraire à la restructuration de la zone des Quarante sous. Mais, je dis aussi que la zone industrielle de la Grosse-Pierre doit pouvoir se développer en parallèle. Nous sommes face à un projet de territoire et la communauté urbaine peut le porter. »

source : http://www.78actu.fr/friche-eternit-douze-ans-que-ca-dure_39921/

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